Portrait d’Incubé : Jean-Philippe Hue – cofondateur de LingWeLink

JPHue

Jean-Philippe Hue,
étudiant en cycle Master
du Programme Grande Ecole.

Chaque année, l’incubateur de l’Ecole à Lille et Paris-La Défense apporte à un certain nombre de nouvelles start-ups un espace et un soutien professionnel dédié, leur permettant de croître et de se développer. Cette semaine, interview avec un de nos incubés 2015/2016 : Jean-Philippe Hue, étudiant en cycle Master du Programme Grande Ecole (filière Entrepreneurship & Innovation) et fondateur de LingWeLink, un outil de pratique linguistique inter-universitaire et collaboratif.

Est-ce que vous pouvez présenter en quelques mots votre projet ?

LingWeLink est un outil de pratique linguistique inter-universitaire et collaboratif. Des écoles et des universités peuvent octroyer un certain nombre de licences d’utilisation à un certain nombre d’étudiants. Chaque étudiant peut pratiquer une langue autant qu’il le souhaite. Il reçoit un crédit pour chaque conversation de 30 minutes qu’il donne dans sa langue. Il peut ensuite échanger ce crédit contre une conversation de 30 minutes dans la langue qu’il souhaite ou qu’il doit pratiquer. L’université ou l’école, en tant qu’administrateur, dispose d’un outil de contrôle qui permet de suivre l’activité de chacun des étudiants et ainsi intégrer cette solution de « e-practicing » à son programme de formation linguistique, comme elle peut déjà le faire avec des solutions de e-learning traditionnelles. LingWeLink permet donc aux étudiants de pratiquer une ou plusieurs langues de façon quotidienne et ainsi développer l’aisance et la fluidité que l’on ne peut développer que dans un contexte d’immersion culturelle habituellement. »

Et d’où vient votre idée?

En 3ème année en Espagnol nous avions pour mission d’identifier un besoin largement répandu chez les étudiants. J’avais constaté qu’un outil de pratique linguistique quotidien (et gratuit) pourrait aider les étudiants à améliorer leur niveau de compréhension et d’expression.

A l’IÉSEG nous sommes formés à l’identification d’opportunités de marché et aux stratégies de commercialisation. Je me suis associé avec un développeur informatique de l’Ecole 42. Nous avions alors toutes les cartes en main nécessaires à la création d’un prototype indépendamment de tout investissement.

Comment votre parcours à l’IÉSEG vous a-t-il aidé à lancer votre entreprise?

logo-soLe rythme du cycle Master (Entrepreneuriat) laisse le temps de conduire un projet en parallèle. Pour moi, créer une entreprise en 4ème année, pendant mes études, était la meilleure solution pour optimiser mon temps et diminuer le risque lié à la création d’entreprise en termes de coût d’opportunité. Quand on monte une entreprise, on apprend chaque jour, on applique ce que l’on apprend en cours et si ça ne fonctionne pas on acquiert des compétences et des qualités personnelles qui seront parfaitement reconnues à la sortie du cursus.

Pour moi, la spécialisation en entrepreneuriat prend vraiment une forte valeur lorsque l’on conduit un projet en parallèle. L’entrepreneuriat étant ce qu’il est, c’est le master où l’on peut choisir le plus de cours appartenant à des filières différentes. Il est possible de s’orienter davantage vers le marketing, la négociation ou la finance tout en bénéficiant du tronc commun propre à l’entrepreneuriat. J’ai donc pu choisir mes cours au fur et à mesure de l’année en fonction de mes besoins.

Pourquoi vous avez voulu intégrer l’incubateur de l’IÉSEG ?

L’entrepreneuriat c’est un enchaînement de petites victoires en général marquées par la reconnaissance de votre projet par un tiers : Croissance du marché, levée de fonds, obtention de subventions, partenariats et bien sûr intégration à un incubateur. Chacune de ces étapes motive pour celle d’après.

Egalement, au début d’un projet, des décisions d’apparence simples deviennent difficiles à prendre. L’incubateur, c’est l’occasion d’avoir accès à un réseau d’experts, et à un retour systématique et varié sur toute proposition. Il y a aussi des moments difficiles où le recul manque au porteur de projet. Les autres sont alors là pour apporter une perception objective en toute connaissance de votre projet.

L’intégration d’un incubateur est un élément indispensable à la poursuite d’un projet entrepreneurial ne serait-ce que pour afficher une crédibilité auprès des investisseurs.

A quoi ressemble une semaine typique pour vous dans l’incubateur ?

L’incubateur c’est avant tout une équipe. L’aspect formel est limité à un coaching le jeudi après-midi et à une ou deux interventions d’entrepreneurs par mois. Directeur, chef de projet et incubés fonctionnent en total flexibilité dans une ambiance plutôt informelle. Le jeudi midi, nous déjeunons tous ensemble et nous organisons ou rejoignons des afterworks dans le courant de la semaine. Si nous avons une question ou un besoin quel qu’il soit nous pouvons contacter notre chef de projet ou les autres incubés à tout moment.

Contact : Jean-Philippe HUE

E-mail : jeanphilippe.hue@ieseg.fr

www.lingwelink.com